Wit.

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Wit. est un artiste originaire du sud de la France et issu du collectif Digital Mundo, tout comme le rappeur Laylow, les réalisateurs de TBMA et la marque de vêtements Fattoyz. Depuis 2017, il a déjà produit quatre EP remarqués : Dawa, Onyx, Néo et finalement Sirius l’été dernier – sans oublier la cinquantaine de titres éparpillés sur son Soundcloud.

Wit. est un précurseur. Un artiste qui s’évertue à redessiner les codes, à mélanger les couleurs pour en imaginer de nouvelles. Son écriture poétique dépeint un monde dépourvu d’enthousiasme et d’illusions. Les productions impulsives et viscérales qu’il affectionne, et dont il est parfois à l’origine, viennent illustrer cette vision désenchantée. L’esthétique digitale qui caractérise ses clips rejoint aussi cette identité artistique parfois qualifiée de futuriste que l’artiste utilise en fait de manière très contemporaine.

Capable de produire une musique aussi intimiste qu’universelle, Wit. revient cette année avec un LP au titre évocateur : No Future. Une référence à notre monde d’abord, dont l’anéantissement imminent se dessine dans ses textes. Mais aussi une volonté de vivre aujourd’hui ce qui demain ne sera plus, comme ces émotions qui le submergent et qu’il s’applique à nous transmettre. Entre colère, tristesse et impuissance, cette sensibilité particulière qui se niche dans la musique de Wit. lui permet de s’extraire du réel, de rejoindre les chemins brumeux qui serpentent entre les mailles hostiles du monde.

No Future est un projet brutal, qui nous précipite dans cet abîme hypermoderne et profondément mélancolique que l’on découvre au fil des titres. Une musique particulièrement imagée que son univers visuel reprend à merveille : inspirés autant par les mangas (Death Note, L’Attaque des titans) que par des influences vaporwave, les clips de Wit. font la part belle aux distorsions, incrustations 3D et autres effets spéciaux. Ce voyage en immersion dans la réalité de l’artiste nous dévoile aussi la quête de sens générationnelle qui le ronge, dissimulé dans l’ombre en observant le monde agoniser à travers son smartphone.

Cette expérience est sublimée par l’écriture atypique et le flow tranchant de l’artiste. Côté instrumental, ses productions allient énergie grime, expérimentations électro et rythmiques trap, certains morceaux évoquant même l’air du Sud (la Méditerranée et l’Algérie ne sont pas loin). Enfin, sa faculté à dénicher des producteurs aussi talentueux que méconnus vient renforcer la dimension DIY qui a toujours façonné sa créativité. L’ensemble est à la fois dur et saisissant, et nous invite à nous y plonger tout entier, sans attendre demain.

Dans le morceau Proz, Wit. avance : « Toi tu me parles de rap mais j’fais l’art d’après ». L’art d’après. Celui qui ne verra peut-être jamais le jour, mais qu’il pratique déjà.

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